Dimanche 8 novembre 2009
7
08
/11
/2009
19:04
Van gogh "Café de nuit"
Mais le livre ne la tente plus, et elle a une petite crainte de ce bruit entendu pendant son délire : comme un déclic,
Elle sourit, un peu confuse d’avoir été surprise dans sa vie intime.
Elle saute du petit arbre tordu, et ses chaussures à la main, sur la pointe de ses pieds roses, court elfe légère. Un dernier regard pour le bosquet roux comme ses cheveux, agité encore de certains
frissons.
L’ombre gagne petit à petit les allées, elle pourrait se laisser enfermer dans le parc…. Une autre fois. Elle a besoin de chaleur, surtout humaine.
Elle avise la lumière du poste de garde, frappe timide à la porte vitrée
Un jeune gardien, qui lui ouvre.Elle ne le connaît pas., mais toujours audacieuse : « je peux me réchauffer un peu vers vous ? Et puis j’ai entendu des bruits dans les buissons, je ne suis pas
rassurée. »
Il sourit « à quel endroit ? » - « vous savez bien, vers le petit arbre tordu »
Bien entendu, il ne connaît pas « allons voir, et en attendant mettez cette veste sur vos épaules, vos jolies chaussures aussi… vous êtes à peine vêtue » … il ne sait pas à quel point…..
Il lui prend la main pour la rassurer, il a une grande main, solide, elle aimerait s’y lover toute entière… mais laissons-là ces pensées frivoles et sensuelles.
Ils vont vers le petit arbre, il cherche dans les broussailles, bien sûr le visiteur est parti, « vous voyez, il n’y a personne »
« Merci, que vous êtes gentil, accompagnez-moi jusqu’à la rue, j’irai prendre un café chez Léon, vous voulez venir aussi ? Comment vous appelez-vous, vous êtes nouveau ? » Elle a retrouvé son
assurance un peu insolente
Mais non, son service n’est pas terminé.
Elle a un petit geste de regret, et faisant claquer ses hauts talons , escalade légère les trois marches d’entrée du café, ouvre la porte brusquement.
Des têtes se lèvent, celui qui pose sa dame de coeur, murmure « pour la rousse » et l’homme blond seul devant son verre aux couleurs mordorées, avec un certain sourire caresse son leica.
« Léon, un café s’il te plaît »
O.
Par O.
-
Publié dans : Conivences
-
8
-
Recommander
Derniers Commentaires