Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 17:11

 

 


 

 

En la quittant, il lui a murmuré, « viens demain, dans la grande serre, elle est ouverte maintenant, tu verras…. C’est un enchantement »

 

À l’heure dite, elle était là, sautillant dans ses escarpins roses un petit pas de danse.

Impatente, elle entre.

Oh ! l' immense voûte de fer et de verre en forme d’ogive, comme une cathédrale, et partout des arbres gigantesques et exotiques, des petits coins ombreux, un petit amour de bronze penché sur un bassin.

Sylve y saute à pieds joints, crée des éclaboussures enluminées de l’or du couchant.

Elle court, se perd,  passe deux fois le petit pont japonais retrouve enfin l’entrée......

Mais non ! ce n’est pas par là

Elle regarde étonnée, fascinée, le grand escalier de fer recouvert de végétation qui semble ne mener nulle part.

 

 

 

 

 

 

Mais, Lui, où est-il ?

Il arrive à pas de loup, souriant, aurolé de la lumière du couchant.

« Monte, si tu veux, en enlevant tes vêtements…. Il montre le Leica, qui semble ne jamais le quitter.

Espiègle, elle saute sur les premières marches, cachées dans le bougainvillier aux innombrables fleurs violettes, elle jette une à une ses chaussures, au palier suivant, c’est sa robe qu’elle fait flotter un moment comme un drapeau blanc de rédition.

Elle n’a plus grand chose sur elle, une culotte « petit bateau » va rejoindre les chaussures, en flottant lentement dans l’air parfumé.

Elle entend les déclics de l’appareil :

…. Elle entreprend une danse de séduction audacieuse, penchant son corps léger sur la balustrade, offrant ses petits seins,  caressant son ventre souple et doux, dans des mouvements lascifs de séduction, chantonnant l’air de Salomé se dépouillant ses septs voiles....

Il est arrivé doucemennt, ses mains glissent le long de son petit corps pâle, elle s’offre sans pudeur. Ils basculent  sur le froid du palier métallique qu’il a recouvert de sa veste et continuent la danse d’amour dans l’extase infinie du plaisir.

 

A la nuit, ils passent devant la maison du gardien, elle lui envoie des baisers malicieux. « c’est mon grand frère ».

 

Ils entrent dans le bar. Lui les salue de la main en habitué, elle, le pas fier  passe devant les joueurs qui restent la main levée, leurs cartes à la main,. L’un deux pose doucement sa dame de cœur avec un soupir.« adieu ma Rousse ». 

Elle sourit à Léon :

« deux cafés, s’il te plait »

Et se retourne vers la salle, appuyée souplement au comptoir, Sylve la rousse: au regard fier et conquérant.

O.

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Par O. - Publié dans : Conivences - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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