"poème de l'âme" Louis Janmot
Elle s’habille avec soin, pour lui,
une jupe prune, large, faite de lés de soie et de dentelle brodée. un corsage mauve doux sur ses seins nus, une petite culotte vieux rose, et des bottines lacées à hauts talons.
IL n”a pas dit d’heure, mais elle est dans le Musée en fin d’après-midi. Après avoir flané dans le jardin sévère, elle monte en courant l’ escalier inhumain, sans trébucher, c’est une gageure.
Le gardien d’hier est là, Elle essaie de ne pas le voir, mais d’un geste affable, il lui indique la salle du “Poème de l’âme”. Elle la connait bien. C’est une suite de douze tableaux de Janmot, peintre du XIXème sciècle, dont l’oeuvre raconte l’histoire d’une âme (une jeune fille blonde et belle, douce au regard de sainte) de sa naissance à sa mort. Elle est
accompagnée tout au long de ce difficile voyage par une jeune garçon, (son ange gardien ?) et le dernier tableau les représente s’envolant pour le Paradis....
C’est LUI qui a dû choisir cette salle, elle n’a qu’une entrée...... Elle s’assied sur la banquette de cuir marron, un peu triste mais large et confortable et fraîche sous ses cuiisses chaudes.. Plongée dans de délicieuses et impatientes pensées, elle attend
Soudain, IL est là, souriant, son regard étiré presque tendre. Il est légèrement vêtu.
IL s’assied près d’elle, et murmure “Bonjour Léonne” de sa voix chaude et modulée, défait patiemment les boutons du corsage, pose un regard satisfait sur sa poitrine nue, soupèse les petits seins durs, les enveloppe, les effleure. Elle les lui offre d’un mouvement du buste.
Il la met debout et fait glisser la jupe qui tombe avec un bruit soyeux sur ses bottines de cuir fin, qu’il caresse avec volupté, “Bien” Il glisse la main entre ses jambes. Elle se cambre à nouveau. La petite culotte est déjà à ses pieds.
“Etends-toi” Toujours cette voix somptueuse qui la fascine. Elle sent sa main experte glisser dans sa fourrure, la caresser Elle soupire, entr’ouvre les jambes ,“Tu es belle”
Ses lèvres la parcourent, sa langue caresse la bouche, le cou où il dépose un baiser frissonant, les seins dont il mordille les bouts bruns,. Elle tend la main vers lui, il est nu ! elle le caresse lentement “Bien” dit-IL
Il est étendu contre elle, effleure son ventre satiné, glisse un doigt dans sa fourrure, dégage la perle rose de son écrin sensible, légèrement, se penche, le prend entre ses lèvres, l’aspire un peu, elle le sent gonfler, Elle appelle d’une voix sourde, “viens”
Il est sur elle,, son ventre musclé contre le sien, lui écarte les jambes doucement et la pénètre : “tu veux ?” son gémissement répond..
Ils sont en accord comme deux violes jouant à l’unisson, émettant la même plainte . Sa voix se fait plus grave. Elle, module sa plainte, Leurs jouissances s’épanouissent ensemble,
Bouche contre bouche, ses seins sous sa poitrine dure, et lui en elle, leurs deux corps semblent he former qu’un seul,, ondulant au rythme de Son désir, violent et doux, insatiable, infini.
Ils restent ainsi longtemps, laissant le plaisir s’apaiser en eux.......Elle ferme les yeux.
Il est debout, vêtu, la caresse encore d’un regard déjà distrait,, murmure “A demain”.
Elle l’entend salueer le gardien. Qui est-il ?
Elle s'abandonne là un moment à contempler l’Ange et l’Âme s’envolant ensemble
dans ce doux paysage. Elle leur murmure un “merci” tendre., reprend lentement ses vêtements et redescend le monumental escalier, devenu son chemin vers un paradis, son paradis....
lentement, sur ses bottines pointues, à talon hauts et fins qu’il a aimées, caressant la rampe arrondie avec volupté, sans honte, comme elle l’avait caressé lui, ,
Juliette
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